Les installations de plomberie et d'électricité constituent les deux réseaux vitaux d'un logement. Mal conçus ou mal réalisés, ils sont source de pannes coûteuses, de sinistres et même de risques corporels. Comprendre leur fonctionnement vous permet de mieux superviser les travaux, de détecter les anomalies et de discuter sur un pied d'égalité avec les artisans qui interviennent chez vous.
Les réseaux de plomberie : matériaux et normes
Un réseau de plomberie comprend les canalisations d'alimentation en eau froide et chaude, les évacuations et la ventilation des colonnes d'eaux usées. Les matériaux utilisés aujourd'hui sont principalement le cuivre (durable, bactériostatique), le PER (polyéthylène réticulé, souple et moins coûteux) et le multicouche (combinant légèreté et rigidité). Le choix dépend du type de réseau, de la pression et de la température véhiculée.
Les travaux de plomberie doivent respecter les Documents Techniques Unifiés (DTU) correspondants : DTU 60.1 pour les canalisations intérieures, DTU 60.11 pour les règles de calcul des débits. Un plombier qualifié connaît ces normes et les applique sans que vous ayez à le lui rappeler. Exigez un devis mentionnant les références des matériaux et les normes respectées.
L'installation électrique : la norme NF C 15-100
Toute installation électrique résidentielle est soumise à la norme NF C 15-100, révisée en 2002 et 2015. Elle définit le nombre de circuits, la section des fils selon les usages (2,5 mm² pour les prises, 1,5 mm² pour l'éclairage, 6 mm² pour la cuisinière), la protection par disjoncteurs différentiels 30 mA et les règles de mise à la terre. Un logement ancien non mis aux normes présente des risques d'incendie et d'électrocution que seul un électricien certifié peut évaluer et corriger.
Pour tout logement construit avant 1990, une mise en conformité est fortement recommandée avant la mise en vente ou la mise en location. Elle comprend la vérification du tableau électrique, le remplacement des câbles anciens en plomb ou en aluminium et l'installation des protections différentielles. Le coût moyen d'une remise aux normes complète se situe entre 80 et 150 euros HT par m² selon l'état du réseau existant.
Artisans à solliciter et ordre des interventions
Dans un chantier de rénovation, le plombier et l'électricien interviennent avant les finitions : carrelage, peinture et cloisons. Leur passage en phase de gros oeuvre permet de réserver les passages de fourreaux et d'éviter les saignées dans les murs finis. Faites appel à un plombier certifié Qualibat et à un électricien certifié Qualifelec ou RGE pour garantir la conformité des installations et la validité de vos assurances habitation.









